Sans Blockchain publique, pas de remise en cause du statu quo du système financier

 

<Communiqué de presse du 29 Mars 2016> 

Il y aurait une incohérence indépassable à utiliser une invention pour faire l’opposé de ce qu’elle permet. Favoriser le développement de la Blockchain pour construire des réseaux privés, ce serait manquer un deuxième rendez-vous historique avec la technologie, après avoir parié sur le minitel (privé) plutôt que sur le web (public).

A l’occasion des Assises de la finance participative qui se tiendront le 29 mars 2016 à Bercy, il est attendu que le Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique fasse connaître la position de son administration sur les utilisations de la technologie Blockchain dans les services financiers.

BITCOIN FRANCE profite de cet événement et de cet agenda pour communiquer son point de vue sur l’avenir de la Blockchain en France, en insistant sur la nécessité pour l’exécutif de protéger les réseaux ouverts.

La Blockchain publique pourrait bouleverser l’ensemble des services financiers existants

La Blockchain est une technologie émergente et particulièrement prometteuse : si émergente et si prometteuse qu’aucune définition ne fait consensus à ce jour. Définir la Blockchain a minima reste néanmoins possible : la Blockchain est la technologie sous-jacente à la formation de grands réseaux décentralisés (tous les nœuds d’un réseau ont une fonction comparable : stocker et faire transiter l’information) et ouverts (chacun peut y participer dès lors qu’il est équipé de façon appropriée). Ce faisant, la Blockchain est susceptible de transformer toutes les industries aujourd’hui organisées – a contrario – en réseaux centralisés et fermés, parmi lesquelles : les services financiers.

En effet, en supprimant la nécessité de recourir à une autorité centrale ou à un tiers de confiance, la Blockchain pourrait bouleverser tous les systèmes de transactions existants. Cette technologie vient donc défier dès à présent les banques, les intermédiaires financiers et les sociétés émettrices de cartes de crédit. D’ailleurs, ce n’est sûrement pas accidentel si la première et la plus connue des applications de la Blockchain est le Bitcoin, un système de paiement où les coûts de transaction sont quasi nuls.

Face à ce risque de disruption, les principaux prestataires de services financiers se sont intéressés à la Blockchain. Cependant, la stratégie adoptée à ce jour nous semble assez peu pertinente : pour éviter de perdre leur rôle de tiers de confiance, ces derniers travaillent à la constitution de réseaux privés. Une « blockchain privée » : c’est, selon nous, un oxymore sans perspective.

Pour ces acteurs, l’enjeu est de contrôler cette technologie émergente en imposant leur propre réseau. Or, placer des barrières à l’entrée et introduire une autorité centrale à l’intérieur de réseaux suivant un protocole inspiré des règles de la Blockchain, ce n’est pas contrôler la technologie mais c’est abolir sa spécificité et c’est s’exposer au risque de se faire déborder par un réseau qui sera, lui, ouvert et décentralisé.

Le potentiel disruptif de la Blockchain a amené le législateur et l’exécutif à se pencher sur cette technologie, même s’ils s’intéressent à sa partie la moins disruptive : les blockchains privées

A ce jour, le législateur et le pouvoir réglementaire ne reconnaissent pas une spécificité des services basés sur la Blockchain. Ces derniers sont donc placés sous des régimes de droit préexistants et souvent peu adaptés aux caractéristiques de cette technologie. A titre d’exemple, en supprimant le besoin d’un tiers de confiance, les « smart contracts » (contrats basés sur la technologie Blockchain dans lesquels les obligations des contractants sont automatiquement réalisées) rendent inapplicable une grande partie du droit des contrats privés. La fiscalité appliquée au Bitcoin est un autre exemple du retard du droit sur la technique.

Néanmoins, le législateur et le pouvoir réglementaire n’ont cessé de montrer un intérêt croissant sur le sujet et, cela, dès 2014. Cette année-là, BITCOIN FRANCE était invitée par la Commission des Finances du Sénat à donner sa vision sur les services de paiement décentralisés. Ce 29 mars 2016, la place faite à la Blockchain lors des Assises de la finance collaborative révèle la volonté du Gouvernement de libérer les potentialités de cette technologie.

Le législateur et l’exécutif ont une très bonne intuition : cette technologie peut rebattre les cartes dans de nombreux secteurs. L’assouplissement de la loi pour permettre l’expérimentation des applications de la Blockchain – par exemple, en autorisant l’émission de bons de caisses par les PME – est la meilleure façon de procéder. Cependant, la question du format des réseaux est cruciale : procéder par réseaux privés, ce serait condamner l’expérimentation avant même qu’elle ait commencé.

Il y aurait une incohérence indépassable à utiliser une invention pour faire l’opposé de ce qu’elle permet. Favoriser le développement de la Blockchain pour construire des réseaux privés, ce serait manquer un deuxième rendez-vous historique avec la technologie, après avoir parié sur le minitel (privé) plutôt que sur le web (public). La Blockchain permet de revoir en profondeur l’organisation de nos réseaux : utilisons-la pour en améliorer le fonctionnement, pas pour en protéger la forme actuelle.

Si la position adoptée par le Gouvernement nous semble prometteuse, il conviendra néanmoins d’agir vite et de favoriser les réseaux ouverts

BITCOIN FRANCE se félicite des initiatives lancées par le Ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique sur le terrain de la finance participative. La Blockchain a un important potentiel disruptif. Comme dans toute technologie de réseaux, le premier à jouer sera probablement celui qui remportera la mise, en tirant profit de son avance. Il est donc crucial que le législateur et le pouvoir réglementaire aménagent rapidement un environnement favorable au développement de champions français de cette technologie.

Aussi, pour déployer toutes ses potentialités, la Blockchain aura besoin de réseaux publics qui sont les seuls à rester fidèles à l’essence de cette technologie : l’histoire informatique nous enseigne d’ailleurs que les systèmes privés finissent toujours par perdre contre les systèmes ouverts. Face à la tendance des acteurs déjà installés à développer des réseaux privés, l’Etat a tout intérêt à protéger la formation de réseaux publics, concurrents des réseaux privés, et d’éviter l’altération de la technologie Blockchain.

Les enjeux sont triples : le niveau de l’emploi, la modernisation de l’économie et la souveraineté technologique française dépendront à terme du bon développement d’applications françaises de la Blockchain. Pour y parvenir, il conviendra d’agir dans deux directions : en allégeant le droit s’appliquant aux entreprises développant ces technologies, et aux épargnants souhaitant bénéficier de ces services, et en soutenant l’investissement dans les acteurs français de la Blockchain.

La France compte déjà à ce jour quelques belles promesses dans ce domaine, parmi lesquelles : Ledger, spécialiste de la sécurité des réseaux publics, et Paymium, spécialiste des conversions et paiements en bitcoins. Il serait regrettable que des obstacles juridiques et financiers les empêchent de grandir.  

BITCOIN FRANCE défend la Blockchain publique, la seule qui peut permettre de générer de nouvelles applications soucieuses des libertés.

Blockchain et IoT : le plaidoyer d’IBM

En 2015, IBM publiait la preuve de concept de son projet ADEPT (Autonomous Decentralized Peer-to-Peer Telemetry) qui vise à développer un réseau d’appareils connectés reposant sur la Blockchain. En vue, du dîner Thinkchain qui se tiendra le 1er juin 2016 sur le sujet « Blockchain et IoT », nous résumons ici les principaux arguments d’IBM pour une pénétration renforcée des deux blocs de technologies. 

Un IoT plus sûr et plus confidentiel

Un fonctionnement décentralisé. Contrairement aux réseaux d’objets connectés traditionnels, un réseau d’objets connectés reposant sur une Blockchain pourra être décentralisé sous la forme pair à pair (peer to peer). Ce type de réseaux a plusieurs avantages, à commencer par la sécurité. En effet, contrairement aux réseaux centralisés, un réseau en peer-to-peer ne dépend pas d’un acteur unique – et donc vulnérable – mais de multiples nœuds formés par les utilisateurs du réseau. Ainsi, plus il y a d’utilisateurs, plus le réseau est robuste.

Une plus grande liberté pour l’utilisateur. Incorporer la Blockchain à l’IoT pourra aussi bouleverser les habitudes en matière de confidentialité. IBM prévoit de modeler ses objets connectés futurs afin que la confidentialité soit un paramètre par défaut. Ainsi, le choix de la diffusion de données personnelles sera le fait unique du possesseur de l’objet et non plus une incitation ou une condition du fabricant. De même, le possesseur décidera aussi des interactions de son objet avec son environnement.

Des objets connectés plus riches en données et plus autonomes

Une identité unique pour chaque objet produit. En introduisant ses produits dans la Blockchain, le fabricant donne vie à cet objet qui émettra des données sur la Blockchain qui lui seront propres jusqu’à la fin de son utilisation. Ainsi, la Blockchain est une potentielle base de données produit à la fois riche et hautement fiable pour les fabricants.

Une capacité d’interaction renforcée. Les objets connectés sont censés être capables d’interagir, d’échanger des informations, de prendre des décisions mais aussi d’engager des transactions avec d’autres objets paires de leur propre chef. Cela suppose qu’ils soient capables de reconnaitre les pairs du réseau mais aussi d’évaluer leur relation de confiance avec ces derniers : or, c’est exactement ce que permet la Blockchain.

Pour illustrer, IBM a imaginé une machine à laver capable de faire ses commandes en détergents en toute autonomie auprès du fournisseur. Cela suppose l’élaboration d’un contrat entre le fabricant de la machine et son fournisseur mais aussi que la machine à laver soit capable d’évaluer l’état de ses propres ressources, de repérer le fournisseur local qui pourra répondre à se demande, de le sélectionner puis de lui adresser une demande et de recevoir la réponse du fournisseur, tout cela en parfaite autonomie. On pourrait aussi imaginer un tel schéma pour les voitures ou les bâtiments du futur.

Quelle Blockchain pour les objets connectés ?

L’autonomie des objets connectés consiste principalement dans la prise de décision et l’échange d’information, ce qui peut parfaitement être pris en charge aujourd’hui par Ethereum. Cette Blockchain permet à ses utilisateurs de créer des smart-contracts qui ne sont rien d’autre que du code informatique prévoyant les différentes options d’action envisageables selon les situations, ce qui rendrait possible les interactions entre les différents objets d’un réseau en peer-to-peer en totale autonomie.

Une question reste néanmoins en suspens : les fabricants opteront-ils pour une Blockchain publique ou privée ?

L’article d’origine est disponible ici : https://fr.scribd.com/doc/252917347/IBM-ADEPT-Practictioner-Perspective-Pre-Publication-Draft-7-Jan-2015

 

 

 

chez_visa_720-1

Visa explore la Blockchain

 

Initiative interessante de VISA France qui organisait une conférence pour évoquer les transformations à venir par la technologie fondatrice de Bitcoin la Blockchain.

La technologie blockchain fait beaucoup parler d’elle depuis quelques années. Si la monnaie virtuelle, notamment Bitcoin, est l’usage la plus connue, la technologie blockchain offre de nombreuses possibilités à un grand nombre de secteurs de l’économie : l’authentification, l’identification, la tenue de livres de compte (ledger), les micro-paiements etc. Quelques grandes entreprises commencent à se réunir au sein de consortium tels que R3 pour développer des services basés sur la blockchain.

Dans le secteur bancaire, certains disent que la blockchain permettra de réaliser des économies substantielles notamment pour les coûts de gestion de comptes ou encore les moyens de paiement.

 

Où en sommes-nous aujourd’hui ? Quels sont les grands usages de la blockchain ? Comment cette technologie va-t-elle impacter les banques et les institutions financières ?

Rapport Fintech 2020

Extrait du rapport.

Rapport produit par : Pierre-Alexis de Vauplane, Jean-Baptiste Bernard, Edouard Roblot sous la direction de :Jean Rognetta, délégué général de CroissancePlus et de PMEfinance  avec le soutien et la collaboration du cabinet Kramer-Levin

L’innovation s’incarne à travers Blockchain, une technologie qui sert actuellement de support au bitcoin, et à travers l’ensemble des protocoles décentralisés de vérification des échanges. Ces nouvelles Fintech ne se réduisent pas au secteur bancaire puisqu’elles s’attaquent à des secteurs très variés comme la preuve de l’existence, la protection des données privées ou même le vote des citoyens.

Les nouvelles technologies de la finance (« Fintech ») marquent avant tout une nouvelle étape de la désintermédiation bancaire. Alors que, jusqu’ici, celle-ci s’est faite sur les produits (cartes de crédit, puis marchés obligataires permettant de contourner le produit bancaire mais pas le banquier), elle s’attaque désormais aux métiers. Les Fintech prétendent remplir la même fonction que le banquier : assurer la sécurité d’un système de paiement, prêter de l’argent à partir de dépôts d’investisseurs, etc. – mais différemment. Aujourd’hui, la différence la plus évidente se réduit à la relation avec le client. Elle réside en effet dans une « expérience client » mieux réussie, grâce aux nouvelles technologies, notamment le Big Data, et aux nouveaux moyens de communication. Pour l’essentiel, et pour l’instant, les Fintech restent sur des niches réservées aux clients exclus des banques, aux geeks ou à des besoins très spécifiques non couverts par le système bancaire.

A quelques (rares) exceptions près, les banques françaises ont tardé dans l’adoption de ces nouvelles technologies, en arguant de raison de sécurité, du besoin de rencontrer les clients avant de signer un emprunt, etc. Ce faisant, elles ont confondu les besoins nécessaires à la satisfaction de leurs clients et les habitudes qu’elles avaient prises au fur et à mesure de leur organisation. Les Fintech représentent donc une menace concurrentielle avec laquelle elles devront composer.

Jusque-là, l’Etat n’aurait guère à s’en soucier. Néanmoins, la deuxième génération de Fintech aura des conséquences immenses pour les banques, le système financier et l’économie tout entière. Elle s’incarne à travers Blockchain, une technologie qui sert actuellement de support au bitcoin, et à travers l’ensemble des protocoles décentralisés de vérification des échanges. Ces nouvelles Fintech ne se réduisent pas au secteur bancaire puisqu’elles s’attaquent à des secteurs très variés comme la preuve de l’existence, la protection des données privées ou même le vote des citoyens.

Le premier champ de bataille se situe dans le paiement, car cette technologie est capable de réduire drastiquement les coûts de transaction en créant un système alternatif de transaction. Cela concerne potentiellement chaque entreprise, et chaque Etat, qui se trouve menacé dans l’un des piliers de sa souveraineté : battre monnaie et régir la confiance de ses sujets/citoyens.

Le potentiel de Blockchain est comparable à celui d’un autre protocole, TCP-IP. La France, attachée au Minitel, a raté le virage Internet dans les années 1990. Il convient, cette fois, de surfer la vague plutôt que de l’attendre. Le présent rapport préconise plusieurs propositions pour permettre à la France et l’Europe de transformer une menace en avantage concurrentiel.

Le rapport est ici :

Rapport-Fintech-2020-reprendre-linitiative-27OCT15-V3

La loi et la Blockchain (privée et publique)

Extrait du très bon article de Hubert de Vauplane dans le blog de Alternatives Economiques 

 

Blockchain privée et publique

La question de la blockchain privée ou publique n’est pas récente. Mais le débat est renouvelé depuis que les institutions financières voire les banques centrales s’intéressent à la technologie de la blockchain dans la mesure où ces dernières expérimentent des applications purement privées. De quoi s’agit-il ? Une blockchain publique (c’est-à-dire un registre – ledger – ouvert à tous) se caractérise par son ouverture totale et décentralisée : tout le monde peut y accéder et effectuer des transactions et tout le monde peut participer au processus de consensus. Il n’y a donc pas de tiers de confiance. C’est le modèle le plus connu, celui qui est à l’origine de la technologie et utilisé par le bitcoin, et qui répond à une approche communautaire, voire alternative, de l’économie.

C’est le seul modèle reconnu par les puristes. À côté de ce modèle, il existe aussi ce que l’on appelle la blockchain de consortium, où le processus de consensus est contrôlé par un ensemble présélectionné de nœuds ; par exemple, on pourrait imaginer un consortium de 15 institutions financières, dont chacune opère un nœud et dont 10 doivent signer chaque bloc pour que le bloc soit valide (comme le prévoit le projet R3 entre plusieurs grandes banques internationales). L’accès à cette blockchain peut être public ou restreint aux participants selon un processus de cooptation. Ces blockchains peuvent être considérées comme « partiellement décentralisées ». Enfin, il y a les blockchains totalement privées, où l’accès d’écriture est délivré par une organisation centralisée, mais où les autorisations de lecture peuvent être publiques ou restreintes. Il s’agit typiquement de l’utilisation à laquelle travaillent certains organismes de règlement/livraison ou certaines banques centrales pour les opérations de règlement de devises en monnaie banque centrale.

La gouvernance de la blockchain

Les règles de fonctionnement de la blockchain dépendent de son degré d’ouverture : plus la chaîne est ouverte, moins il y a de gouvernance, et inversement. Ainsi, dans une blockchain privée, comme celle qui sous-tendrait un système de règlement/livraison ou un registre de cadastre, la gouvernance est régie par l’institution qui gère la chaîne : sont ainsi déterminés dans des règlements, les conditions d’accès, le fonctionnement, la sécurité et le mécanisme de reconnaissance légale des transactions. Inversement, dans la blockchain publique où l’accès est totalement libre, il n’existe pas d’autres règles de fonctionnement que la technologie elle-même (selon l’expression,  » Code is Law »du juriste américain Lawrence Lessing).

Blockchain Publique et Privée

Un article intéressant sur la différence entre les Blockchains privées et publiques. L’article passe en revue aussi les concepts utilisées.

En anglais, publié à l’origine par Let’s Talk Payments, par Amit qui en est le rédacteur en chef. Il a une grande expertise du sujet. 

 

Amit is the Co-Founder & Chief Curator of Let’s Talk Payments. He has a strong background in strategy and market analysis and has advised dozens of clients (ranging from startups to Fortune 500) in payments, commerce and technology. His vision with LTP is to provide the same level of analytical rigor that analysts put into their work and combine it with Content 2.0 technology to offer unparalleled satisfaction for readers in this space.

Public and Private Blockchain Concepts and Examples

There has been tremendous interest in blockchain, the technology on which Bitcoin functions. Nakamoto developed the blockchain as an acceptable solution to the game theory puzzle – Byzantine General’s Problem. This lead to a number of firms adopting the technology in different ways to solve real world issues, wherever there was an element of trust involved. Majority of them could be relating to the ability to provide proof of ownership – for documents, software modules/licenses, voting etc.

As you know, we at LTP have been doing a lot of research to understand other use cases of blockchain apart from Bitcoin-based payments. Recently we had released a comprehensive analysis of 50+ startups and 20 use-cases of blockchain. Though there have been news of large companies accepting bitcoin (Ex.: Amazon, Microsoft, Dell) and the overall acceptance reaching a 100,000+ merchants figure, upon deeper examination we realize that large corporations do not store the Bitcoin payments. They generally partner with a Bitcoin payment processor who converts the Bitcoins to cash as and when they receive a payment and this converted amount is what the corporates take into their account. What a bummer!

By definition, blockchain is a ledger of all transactions that have been executed and could be seen as a write-only platform, wherein transactions once executed cannot be modified later. This platform has been further divided into Public and Private blockchain. Is there a third one? a hybrid mode such as a ‘Consortium blockchain’ as represented by Vitalik Buterin, founder of Ethereum, a decentralized web 3.0 publishing platform.

Public Blockchain

A public blockchain is a platform where anyone on the platform would be able to read or write to the platform, provided they are able to show the proof of work for the same. There has been a lot of activity in this space as the number of potential users that any technology in this space could generate is high.  Also, a public blockchain is considered to be a fully decentralized blockchain. Some of the examples are:

Ethereum, a provider of decentralized platform and programming language that helps running smart contracts and allows developers to publish distributed applications.
Factom, a provider of records management, record business process for business and governments.
Blockstream, a provider of sidechain technology, focused on extending capabilities of Bitcoin. The company has started experimenting on providing accounting (considered a function to be done on private blockchain) with the use of public blockchain technology.

Private Blockchain

A private blockchain on the other hand provides only the owner to have the rights on any changes that have to be done. This could be seen as a similar version to the existing infrastructure wherein the owner (a centralized authority) would have the power to change the rules, revert transactions, etc. based on the need. This could be a concept with huge interest from FI’s and large companies. It could find use cases to build proprietary systems and reduce the costs, while at the same time increase their efficiency. Some of the examples could be:

1231

 

Eris Industries, aims to be the provider of shared software database using blockchain technology.
Blockstack, aims to provide financial institutions back office operations, including clearing & settlement on a private blockchain.
Multichain, provider an open source distributed database for financial transactions.
Chain Inc., a provider of blockchain API’s. Chain partnered with Nasdaq OMX Group Inc., to provide a platform that enables trading private company shares with the blockchain.

Let’s explore if there is a hybrid blockchain concept (third type). A consortium blockchain would be a mix of both the public and private. Wherein the ability to read & write could be extended to a certain number of people/nodes. This could be used by groups of organization/firms, who get together, work on developing different models by collaborating with each other. Hence, they could gain a blockchain with restricted access, work on their solutions and maintain the intellectual property rights within the consortium.

Let’s look at it in terms of startups / companies. Last month we created an infographic that captures the block chain concept and analysis in great detail.

From our analysis, we believe these could be some of the public blockchain companies in the above infographic: Augur, Storj, Colu, Assembly, Blocktech, La’Zooz, Filament, BitnPlay, PlayCoin, Fundrs.org, Blockai, MyPowers, Asimov, BitProof, FollowMyVote, OneName, ArtPlus, The World Table.

Private blockchain as a concept is still in its nascent stage and the number of firms working on this concept is expected to grow multi-fold in the next 2 years.

dressing 2

ShowRoomPrivé implémente Bitcoin

Showroomprive.com, 1er site marchand majeur en Europe à implémenter le  Bitcoin .

En acceptant le bitcoin sur ses sites en Europe, Showroomprive.com  devient ainsi le premier marchand du TOP 10 des sites de eCommerce français qui annonce cette nouvelle acceptation de Bitcoin. Ceci montre l’attraction en Europe et plus particulièrement en France de cette nouvelle monnaie. Plus de 30 000 marchands l’utilisent déjà dans le monde et plus de 100 000 sont attendus à la fin de l’année 2014 (source Coindesk: State of Bitcoin). Expédia, Dell, Dish, Overstock ont déjà franchi le pas.

Par son agilité technologique et ses innovations constantes, Showroomprive.com est  a su se démarquer de ses concurrents et gagner une place d’acteur majeur du e-commerce en Europe. Il a notamment été le 1er à croire au m-commerce et investir dans le développement des applications sur smartphones et tablettes, supports qui pèsent aujourd’hui plus de 60 % du trafic et 45 % du chiffre d’affaires. Préoccupé par les exigences des consommateurs en terme de délais de livraison, il a également lancé le premier  service de livraison rapide sur les ventes événementielles : « Demain chez Vous ».

Capture_showroomprive_nlDepuis lundi matin, une première acceptation est intégrée sur le site néerlandais de Showroomprive.com. D’autres pays vont ouvrir peu à peu dans les jours qui viennent.

Showroomprive.com utilise les services de Paymium qui lui permet d’accepter et convertir des bitcoins. Paymium est une place d’échange de bitcoin et aussi un système d’acceptation de bitcoin pour les marchands.Capture_paymium

Thierry Petit CEO Showroomprivésera présent lors de la conférence francophone EuroBitcoin 2014 à Paris pour annoncer la volonté du site web à s’ouvrir à la monnaie digitale Bitcoin. Showroomprive montre que l’innovation provenant des clients et des communautés doivent rapidement être mise en oeuvre pour servir le plus grand nombre.

« Cette nouvelle technologie est une source d’innovations majeure pour les moyens de paiement. C’est pour nous un service supplémentaire que nous mettons à la disposition de nos consommateurs mais aussi une demande de la part de nos membres à l’International. »  Thierry Petit

Contact Presse par la page Contact.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.